Bryophytes, cycle de développement

Un très bon livre pour débuter l’étude des mousses !
Vincent Hugonnot, Florine Pépin, Jaoua Celle chez Biotope édition

Les bryophytes se multiplient aussi par fragmentation végétative, sans aucune intervention de gamète. Mais ci-dessous, description de la multiplication par gamète des mousses.

A la différence des plantes vasculaires, les « plantes vertes », dont la génération dominante est le sporophyte (porteur de spores), à 2n chromosomes, la génération dominante des mousses est le gamétophyte (porteur de gamète) à 1n chromosome. Communément ce que l’on nomme « des mousses » sont à 1n chromosome.

Le point de départ de ce cycle, est la spore, 1n chromosome

Phase gamétophyte (1n chromosome)

Division de la spore tombée dans des conditions de reproduction, forment un filament : le protonéma.
Développement du protonéma.
Formation de bourgeons sur le protonéma.
Développement du gamétophore, soit mâle, soit femelle. C’est ce que dans le langage courant on appelle une mousse.
Développement d’archégones sur les plants femelles, générant des gamètes femelles, et d’anthéridies sur les plants mâles, générant des gamètes mâles.
Fécondation en présence d’eau permettant à l’anthérozoïde de nager jusqu’à l’archégone.

Phase sporophytique (2n chromosome)

Le zygote, première cellule après la fécondation, se divise et commence le développement du sporophyte, qui reste en place sur le gamétophyte. La partie centrale s’allonge pour former une soie.
Au somment de la soie, une capsule, ou une urne surmontée de la coiffe, reste de l’archégone. Dans cette urne, par méiose, se forme les spores (1n chromosome).
Libération des spores après maturation.